"Il est une liqueur au poète plus chère qui manquait à Virgile et qu'adorait Voltaire. C'est toi divin café, dont l'aimable liqueur sans altérer la tête épanouit le coeur. Ainsi quand mon palais est émoussé par l'âge, Avec plaisir encor je goûte ton breuvage. Que j'aime à préparer ton nectar précieux ! Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux. Sur le réchaud brûlant moi seul tournant ta graine, A l'or de ta couleur fait succéder l'ébène : Moi seul, contre la noix qu'arment ses dents de fer, je fais en te broyant crier ton fruit amer. Charmé de ton parfum, c'est moi seul qui dans l'onde infuse à ton foyer ta poussière féconde ; Qui tour à tour calmant, excitant tes bouillons, suis d'un oeil attentif tes légers tourbillons. Enfin de ta liqueur lentement reposée dans le vase fumant la lie est déposée : Ma coupe, ton nectar, le miel américain Que du suc des roseaux exprima l'Africain, Tout est prêt. Du Japon l'émail reçoit tes ondes Et seul tu réunis le tribut des deux mondes. Viens donc divin Nectar, viens donc, inspire-moi…” (l’abbé Delille aussi appelé Jacques Delille), Les Trois Règnes de la Nature)
RépondreSupprimer"Il est une liqueur au poète plus chère
qui manquait à Virgile et qu'adorait Voltaire.
C'est toi divin café, dont l'aimable liqueur
sans altérer la tête épanouit le coeur.
Ainsi quand mon palais est émoussé par l'âge,
Avec plaisir encor je goûte ton breuvage.
Que j'aime à préparer ton nectar précieux !
Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux.
Sur le réchaud brûlant moi seul tournant ta graine,
A l'or de ta couleur fait succéder l'ébène :
Moi seul, contre la noix qu'arment ses dents de fer,
je fais en te broyant crier ton fruit amer.
Charmé de ton parfum, c'est moi seul qui dans l'onde
infuse à ton foyer ta poussière féconde ;
Qui tour à tour calmant, excitant tes bouillons,
suis d'un oeil attentif tes légers tourbillons.
Enfin de ta liqueur lentement reposée
dans le vase fumant la lie est déposée :
Ma coupe, ton nectar, le miel américain
Que du suc des roseaux exprima l'Africain,
Tout est prêt. Du Japon l'émail reçoit tes ondes
Et seul tu réunis le tribut des deux mondes.
Viens donc divin Nectar, viens donc, inspire-moi…”
(l’abbé Delille aussi appelé Jacques Delille), Les Trois Règnes de la Nature)
...ce qui me porte.
RépondreSupprimerrien n'est jamais trop grand lorsqu'il s'agit de... café
RépondreSupprimerVive le jazz qui rend joyeux ! C'est le rythme de l'été !
RépondreSupprimerQuel bel éloge du café. Bien vite nous allons en déguster un !
RépondreSupprimerBon café !
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