Le petit monde d'Alice

lundi 22 juin 2026

Publié par Alice - 0 commentaire

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@AlainHanel 
JUSTE POUR REVOIR... 
J'avais seulement envie de revoir cette photographie, avec cette jeune femme qui était devant moi dans un escalator de l'aéroport de Minneapolis. Elle était tellement heureuse et pleine de vie que je n'ai pu m'empêcher de la photographier... J'aurais voulu l'aborder et lui parler, mais telle une étoile filante, elle a disparu dans la populace dense des départs... J'avoue avoir essayé de la retrouver, mais la foule l'avait happée... J'ai regagné la porte de mon embarquement pour Paris, continuant à chercher le fantôme qui m'avait fait sursauter le coeur... Depuis ce jour, je suis retourné cinq fois à Minneapolis et à chaque fois, sans savoir pourquoi, j'ai repris cet escalator le coeur battant... Je n'ai jamais revu ce merveilleux fantasme, riant et plein de vie. Le temps l'efface doucement mais je n'oublierai jamais ni son rire, ni son parfum de femme qui m'a enivré. AH-2026. 
 

dimanche 21 juin 2026

samedi 20 juin 2026

Publié par Alice - 2 commentaires

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Il y avait, au sommet de la vieille maison, un grenier dont on revenait toujours un peu différent. Pas effrayé, juste plus songeur. Comme si le grenier avait gardé quelque chose de vous en échange d'un secret. Ce grenier appartenait à Amandine. Ou plutôt, Amandine lui appartenait, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
Alice y monta un samedi de juin. À l'intérieur, la lumière tombait d'une lucarne ronde, dorée et poussiéreuse, éclairant un désordre si magnifique qu'on aurait dit qu'il avait été composé avec soin : gramophone au pavillon de cuivre, malles ventrues, télescope pointé vers le plafond, boule de cristal renfermant sa propre nébuleuse.
C'est en fouillant derrière un vieux coffre qu'Alice trouva la boîte musicale. De bois sombre veiné comme une tempête figée, aux flancs galbés et aux angles chantournés, elle portait sur son couvercle un bouquet de roses et de feuilles en marqueterie orangées, dorées, vivantes malgré les années. Un filet d'or soulignait chaque bord, et une petite serrure en laiton ciselé en gardait le secret. Ensevelie sous une poussière si épaisse qu'elle semblait avoir été cachée là exprès. Une petite clé dorée pendant encore à son flanc. Alice tourna la clé trois tours, lentement.
La mélodie qui s'éleva était étrange. Le genre d'air qu'on a l'impression d'avoir connu dans une autre vie. Le mur du fond pivota. Derrière : un escalier de pierre descendant vers une lumière douce. En bas, une bibliothèque circulaire sous une coupole de verre, un fauteuil de velours bordeaux, une tasse encore chaude. Les livres n'avaient pas de titre sur leur dos. Alice en ouvrit un au hasard et lut, à la première page : "Pour celle qui saura tourner la clé trois fois."
Amandine ne lui avait jamais parlé de cette pièce. Peut-être parce qu'elle-même ne la connaissait pas. Ou peut-être parce que certains passages secrets ont la délicatesse de choisir eux-mêmes leur visiteuse. Alice glissa la boîte musicale dans sa poche et redescendit avec l'air de quelqu'un qui n'avait trouvé qu'un vieux cadre. Certains secrets méritent d'être gardés, juste le temps de trouver les mots pour les raconter.

Merci Nivins !
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