....Il y a une douceur à n'être rien, assis sur le banc de bois brut où le soleil de fin d'après-midi dépose une poussière d'or. La lumière est une lecture que l'on fait les yeux fermés. Et dans ce rien, dans ce silence qui n'est pas l'absence de bruit mais la présence de l'essentiel, je pense à vous.
Je pense à vous comme on regarde un brin d'herbe traverser le goudron : avec une patience infinie, une gratitude un peu bête. C'est une pensée sans bagages, sans projet, qui n'attend aucune réponse. Les hommes s'épuisent à vouloir posséder le monde, à bâtir des clochers et des fortunes de sable, alors qu'il suffit d'une miette de pain sur la table ou du passage d'un moineau pour que le cœur soit comblé. Vous êtes ce moineau.
Penser à vous, ce n'est pas vous retenir. C'est ouvrir la main et regarder le ciel à travers vos doigts. On vous imagine loin, occupée au soin des fleurs ou au miracle quotidien de la table mise, et cette simple certitude que vous existez quelque part suffit à rendre le monde habitable. C'est le secret des choses simples : elles n'ont pas besoin de faire du bruit pour être immenses.
Le soir tombe maintenant sur le jardin. L'ombre des arbres s'allonge comme une prière païenne. Les livres sur l'étagère dorment de leur sommeil de papier. Je pense à vous, je pense à vous, et c'est un peu de bleu qui entre par la fenêtre ouverte. Rien de plus. Une simple politesse faite à la vie.
Je pense à vous, je pense à vous… et dans ce simple battement de cœur, j'entrevois enfin ce qu'est la grâce. Car au fond, s'asseoir sur le seuil du monde et cueillir la pureté de votre absence, n'est-ce pas là le commencement de l'art du bonheur ?... ;-)
RépondreSupprimer....Il y a une douceur à n'être rien, assis sur le banc de bois brut où le soleil de fin d'après-midi dépose une poussière d'or. La lumière est une lecture que l'on fait les yeux fermés. Et dans ce rien, dans ce silence qui n'est pas l'absence de bruit mais la présence de l'essentiel, je pense à vous.
Je pense à vous comme on regarde un brin d'herbe traverser le goudron : avec une patience infinie, une gratitude un peu bête. C'est une pensée sans bagages, sans projet, qui n'attend aucune réponse. Les hommes s'épuisent à vouloir posséder le monde, à bâtir des clochers et des fortunes de sable, alors qu'il suffit d'une miette de pain sur la table ou du passage d'un moineau pour que le cœur soit comblé. Vous êtes ce moineau.
Penser à vous, ce n'est pas vous retenir. C'est ouvrir la main et regarder le ciel à travers vos doigts. On vous imagine loin, occupée au soin des fleurs ou au miracle quotidien de la table mise, et cette simple certitude que vous existez quelque part suffit à rendre le monde habitable. C'est le secret des choses simples : elles n'ont pas besoin de faire du bruit pour être immenses.
Le soir tombe maintenant sur le jardin. L'ombre des arbres s'allonge comme une prière païenne. Les livres sur l'étagère dorment de leur sommeil de papier. Je pense à vous, je pense à vous, et c'est un peu de bleu qui entre par la fenêtre ouverte. Rien de plus. Une simple politesse faite à la vie.
Je pense à vous, je pense à vous… et dans ce simple battement de cœur, j'entrevois enfin ce qu'est la grâce. Car au fond, s'asseoir sur le seuil du monde et cueillir la pureté de votre absence, n'est-ce pas là le commencement de l'art du bonheur ?... ;-)
https://youtu.be/KcH7Hp0amc0?is=-ijAEHrmK_pBnSvJ
https://youtu.be/qMv8hM7tctg?is=dtuS_UTQvmtw0NnG
Merci pour ce magnifique commentaire, plein de poésie et de sérénité apaisante... :-))
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