Philippe Roi @7559pr
Nous sommes chaque jour confrontés à un choix : ouvrir un livre ou céder au confort immédiat des divertissements numériques. S’accorder un temps de lecture, ce n’est pas seulement se soustraire à un flux continu de stimulations rapides ; c’est réintroduire dans nos journées une forme d’attention soutenue, devenue plus difficile à mobiliser dans un environnement saturé d’appels à la distraction.
S’extraire de la fragmentation numérique permet à l’attention de retrouver immédiatement une structure continue et un rythme lent. Ce changement de cadence ne répare pas une fonction altérée ; il réactive une capacité de concentration que l’instantanéité ne fait que suspendre. Il suffit alors d’un espace dégagé de toute concurrence visuelle pour que la pensée soutenue manifeste de nouveau sa pleine disponibilité.

....Messieurs, écoutez-moi bien. Vous passez vos journées à parcourir ces écrans, ces petits miroirs aux alouettes qui scintillent et qui vous murmurent à l'oreille ce que vous devez penser, ce que vous devez acheter, ce que vous devez être. Ils vous vendent de l'agitation sous le nom de bonheur, et vous, dans votre docilité, vous vous y abreuvez jusqu'à la lie !
RépondreSupprimerCarpe Diem. Le bonheur n'est pas dans la mise à jour suivante. Le bonheur, c'est ce battement de cœur que vous ressentez quand vous lisez un vers qui semble avoir été écrit rien que pour vous. C'est l'audace de fermer le monde pour ouvrir une page.
Ne soyez pas les consommateurs passifs d'un flux sans fin. Soyez les poètes de votre propre existence ! Prenez ce livre, descendez du piédestal de vos certitudes technologiques, et allez goûter à la substantifique moelle de la vie.
Le langage est né pour une raison : pour communiquer, pour aimer, pour pleurer, pour espérer. Alors, de grâce, cessez de scroller et commencez à vivre !
Le savoir n'est pas une accumulation de données, c'est une manière d'être au monde. Ce livre, c'est votre insurrection personnelle. Il vous demande de ralentir, de respirer, de vous confronter à cette pensée qui n'est pas "optimisée" pour être partagée, mais pour être vécue. Alors, ayez le courage d'être cette singularité rare : quelqu'un qui choisit la profondeur, même si elle est solitaire, plutôt que la surface, même si elle est peuplée. La question n'est plus de savoir ce que le monde exige de vous, mais ce que vous avez l'audace de devenir dans le silence d'une page tournée.
Le monde peut bien continuer de s'agiter sans vous. Fermez ce monde-là, et ouvrez enfin votre propre univers...
Prof. Keating ;-)
https://youtu.be/z41eBwADYS0?is=O9gVVnGoxDslU55a
https://youtube.com/shorts/LtjQgSG6e-I?is=xgWW37LtibdzxPB4
https://youtu.be/YHRt_EtbzdY?is=JYzpJKo-PmzCDvWV
Très honorée, Professeur Keating, de votre passage dans mon blog et de votre commentaire plein de bon sens et de riches recommandations à suivre au pied de la lettre !
RépondreSupprimerMerci aussi de la joyeuse musique de cet orchestre haut en couleur... :-))