Dans une maison retirée,
aux murs recouverts de vigne vierge,
il se produit d'étranges choses,
l'automne venu.
Le silence s'est installé
dans le jardin, sur les terrasses :
point de monde, point d’amis,
point de petits enfants turbulents.
Tout être humain s'en est allé
vers des destinations urbaines.
Les gens du pays respirent !
Chacun vaque à ses occupations,
chacun trouve ses repères
ou réapprend à vivre :
hortensias, lézards, écureuils ...
Même des fourmis besogneuses
sortent de toutes parts;
l'occupation ne manque pas :
il y a tant de choses à ranger.
Les fleurs redoublent de saveur,
d'impertinence, de séduction;
elles goûtent une paix nouvelle :
plus n'est besoin de se cacher !
Elles se souviennent de l'été
et se plaignent en secret.
Les hommes sont quelquefois pervers
qui transforment les fleurs en objet.
Se faire admirer dans un pot
à la porcelaine décorée ...
se trouver soudain transportée
sur le haut de la cheminée,
écouter des conversations
en faisant toujours bonne figure :
tout cela n'est plus que cauchemar.
Amis de vieille date,
vivant, grimpant, sautillant sur les branches,
de l'araignée un peu trop maigre
à l'écureuil au cœur de feu,
chacun savoure
une liberté retrouvée.
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