Le petit monde d'Alice

dimanche 28 décembre 2025

Publié par Alice - 2 commentaires

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Conte proposé par Nivins :

Une fois franchi le seuil de l'arche étincelante, le Lapin Blanc ne se retrouva pas dans un terrier sombre, mais dans une clairière où la lune semblait briller de l'intérieur même des fleurs. Le silence n'était pas un vide, mais une musique feutrée, comme le murmure de milliers d'ailes de papillons.
Assise sur une racine de chêne noueuse, une silhouette l'attendait. Ce n'était ni la Reine de Cœur, ni le Chapelier, mais une petite fille aux yeux rieurs nommée Alice, tenant un pinceau dont les poils semblaient faits de rayons solaires.
« Tu es en retard, petit lapin », dit-elle sans lever les yeux de sa toile. « En retard ? Mais pour quoi ? » s’étonna-t-il, cherchant machinalement sa montre.
Alice désigna le portail par lequel il venait de passer. « Pour la leçon de lumière. Ce grillage n'est pas là pour séparer, il est là pour que l'on apprenne à décorer nos obstacles. Regarde. »
À chaque coup de pinceau d'Alice, les petites lumières du portail s'animaient et s'envolaient pour se poser sur les branches des arbres alentour. Le Lapin Blanc comprit alors que le véritable "Art du Bonheur" comme l'indiquait le titre du monde où il venait d'entrer ne consistait pas à supprimer les barrières, mais à les transformer en passages enchantés.
« Le temps ne compte plus ici » reprit Alice. « Seul compte l'éclat que l'on laisse derrière soi. »
Le Lapin Blanc rangea définitivement sa montre dans sa poche. Pour la première fois de sa vie de personnage pressé, il s'assit dans l'herbe haute, ferma les yeux et se contenta de respirer le parfum des étoiles...

2 commentaires :

  1. ...Une fois franchi le seuil de l'arche étincelante, le Lapin Blanc ne se retrouva pas dans un terrier sombre, mais dans une clairière où la lune semblait briller de l'intérieur même des fleurs. Le silence n'était pas un vide, mais une musique feutrée, comme le murmure de milliers d'ailes de papillons.
    Assise sur une racine de chêne noueuse, une silhouette l'attendait. Ce n'était ni la Reine de Cœur, ni le Chapelier, mais une petite fille aux yeux rieurs nommée Alice, tenant un pinceau dont les poils semblaient faits de rayons solaires.
    « Tu es en retard, petit lapin », dit-elle sans lever les yeux de sa toile. « En retard ? Mais pour quoi ? » s’étonna-t-il, cherchant machinalement sa montre.
    Alice désigna le portail par lequel il venait de passer. « Pour la leçon de lumière. Ce grillage n'est pas là pour séparer, il est là pour que l'on apprenne à décorer nos obstacles. Regarde. »
    À chaque coup de pinceau d'Alice, les petites lumières du portail s'animaient et s'envolaient pour se poser sur les branches des arbres alentour. Le Lapin Blanc comprit alors que le véritable "Art du Bonheur" comme l'indiquait le titre du monde où il venait d'entrer ne consistait pas à supprimer les barrières, mais à les transformer en passages enchantés.
    « Le temps ne compte plus ici, » reprit Alice. « Seul compte l'éclat que l'on laisse derrière soi. »
    Le Lapin Blanc rangea définitivement sa montre dans sa poche. Pour la première fois de sa vie de personnage pressé, il s'assit dans l'herbe haute, ferma les yeux, et se contenta de respirer le parfum des étoiles... ;-)


    https://youtu.be/tFwzlmsn_zs?si=4Mv7zzG7_f1lm5Pp

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    1. J'en étais sûre que tu allais pondre quelque chose de charmant !!! Je vais l'ajouter, merciiiiiiiiii ! :-))

      Le morceau de piano à six mains est remarquable, merci aussi, à bloguer un de ces jours ! ;-)

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