Le petit monde d'Alice

mercredi 17 décembre 2025

2 commentaires :

  1. ...Dans une ruelle encombrée d'une grande ville moderne, vivait Barnabé, un vieil horloger dont la boutique, « Le Temps Qui Passe », tombait en ruine. Les gens préféraient désormais regarder l'heure sur leurs téléphones brillants plutôt que de faire remonter des mécanismes en cuivre.
    Un soir d'orage, alors que Barnabé tentait de réparer une montre à gousset centenaire, une petite étincelle bleue jaillit d'un vieux grille-pain qu'il avait récupéré le matin même. Ce n'était pas un court-circuit. C'était Électra, une fée des temps modernes. Elle n'avait pas d'ailes en dentelle, mais des ailes faites de circuits imprimés translucides, et ses cheveux ressemblaient à des filaments d'ampoule.
    « Ton atelier est plein de souvenirs qui s'éteignent, Barnabé, dit-elle d'une voix qui crépitait comme la radio. Si tu m'offres un peu d'huile fine pour mes articulations, je t'aiderai à réparer ce qui ne se voit pas. ». 
    Barnabé accepta, intrigué. Avec l'aide de la fée, le travail de l'horloger changea de nature. Électra ne touchait pas aux engrenages : elle se glissait à l'intérieur des mécanismes pour y chasser la poussière de tristesse.
    Le premier client fut un homme d'affaires pressé dont la montre s'arrêtait toujours à 18h00 pile. Électra découvrit qu'un petit éclat de regret bloquait l'aiguille. Sous la direction de la fée, Barnabé polit le métal jusqu'à ce que l'homme se souvienne qu'il était l'heure de rentrer embrasser ses enfants.
    La deuxième cliente était une vieille dame dont le carillon ne sonnait plus. Électra y injecta une étincelle de nostalgie joyeuse. Désormais, chaque coup de cloche rappelait à la dame un souvenir heureux de sa jeunesse.
    La rumeur courut bientôt dans toute la ville : la boutique de Barnabé ne réparait pas seulement les objets, elle réparait les vies. Les clients faisaient la queue pour confier leurs vieux réveils ou leurs boîtes à musique cassées. Mais le plus beau cadeau de la fée fut pour Barnabé lui-même. Un matin, elle toucha son vieux cœur fatigué avec ses doigts électriques. Depuis ce jour, l'horloger ne se sentit plus jamais seul. Même quand Électra devait partir recharger ses ailes sur les lignes à haute tension, elle laissait derrière elle un petit bourdonnement de vie dans la boutique. Barnabé apprit que même dans un monde de béton et d'écrans, il suffisait d'un peu d'aide invisible pour que le temps recommence à chanter le bonheur... ;-)

    https://youtu.be/v1b14CILzAw?si=cw950kspSVmWjFyl

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    Réponses
    1. Merci pour ce joli conte nous faisant découvrir Barnabé, le vieil horloger, et Électra, fée des temps modernes ! :-))

      Célesta > ici ;-)

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