Oui, j'avais lu dans tes yeux ravissants cette lettre exquise, délicate et tendre que je relis ce soir avec tant de bonheur, ce que ta plume écrit si bien, ton regard adorable le dit avec un charme qui m'enivre. Comme j'étais fier en te voyant si belle ! comme j'étais heureux en te voyant si tendre !
Voici une fleur que j'ai cueillie pour toi ; elle t'arrivera fanée, mais parfumée encore ; doux emblème de l'amour dans la vieillesse. Garde-la ; tu me la montreras dans trente ans.
Dans trente ans tu seras belle encore, dans trente ans je serai encore amoureux. Nous nous aimerons, n'est-ce pas, mon ange, comme aujourd'hui, et nous remercierons Dieu à genoux.
Hélas ! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! tu ne me seras rendue que lundi. Que vais-je faire d'ici là ? Penser à toi, t'aimer, t'envoyer mon cœur et mon âme. Oh ! de ton côté sois à moi !
À lundi !
À toujours !"
Hélas ! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! tu ne me seras rendue que lundi. Que vais-je faire d'ici là ? Penser à toi, t'aimer, t'envoyer mon cœur et mon âme. Oh ! de ton côté sois à moi !
À lundi !
À toujours !"
(Victor Hugo, Lettre à Léonie Biard)
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| François-Auguste Biard, Léonie Biard, née Thevenot d'Aunet |

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