Le temps passa, le bonheur aussi. L’homme perdit l’habitude de déjeuner sur l’herbe. L’orage dispersa les bergères. Napoléon, ouvrant enfin les yeux, dit à Gourgaud, à Sainte-Hélène : « Nous aurions bien besoin d’un peu de bonheur. »
Cette idée n’a cessé de se faire plus obsédante. Il semble bien que le bonheur n’existe plus. Peut-être a-t-il roulé sous un meuble ? peut-être l’homme s’est-il assis dessus ? ou encore il ne s’aperçoit pas ? comme on cherche ses lunettes en les ayant sur le nez ?"
(Alexandre Vialatte, Almanach des quatre saisons)
Merci Emma !

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