Il y a plus d'un siècle, il était en laine pour chauffer les reins des manutentionnaires des Halles, à Paris. Appelé familièrement "marcel", du nom des établissements qui lui ont donné naissance, le débardeur, autrefois synonyme de labeur et de gouaille parigote, est aujourd'hui associé au soleil, au farniente, et à une certaine idée de l'érotisme. Vêtement paradoxe, il "androgynise" hommes et femmes, offrant au regard ce que les premiers ont de plus ouvertement viril, les muscles et les poils, et mettant en valeur ce que les secondes ont de plus physiologiquement féminin, les seins.
On peut le porter sous un gilet qui glisse sur l'épaule, ou tout seul avec l'audace sexy de celles qui savent leur poitrine menue et jolie, et leur port de tête gracieux.
Sur toutes, il traverse les saisons, le jour comme la nuit, les divers âges de la vie sans jamais sonner faux.Certaines en font un chapeau sur la plage ou une robe pour leur petite fille, d'autres un coussin tout doux pour faire la sieste sur la pelouse.
Le débardeur a mille visages et mille ressources, mais il n'est sans doute jamais aussi chic et troublant que porté avec un grand pantalon d'homme et une bouche rouge cerise...
(Flavia Mazelin Salvi)
lundi 24 septembre 2018
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