Prenez une brouette.
Entassez-y vos préjugés, vos préoccupations, vos certitudes, vos idées arrêtées, vos blocages, vos vœux sempiternels, vos références, vos craintes, vos angoisses, vos bagages scolaires, vos diplômes universitaires, vos paquets d’ennuis et de problèmes, votre malle maladive de vieilles histoires pénibles, vos sacs pleins de douleurs, vos objets en souffrance, vos difficultés à n’en plus finir … puis posez-la.
Soufflez.
Détendez-vous avec dignité.
Redressez-vous en beauté.
Gardez le silence, quelques instants.
Retrouvez dans ce silence, dans la noblesse de votre posture, dans votre beauté intérieure, une certaine décence, une sorte de magnanimité. Contemplez cette magie de l’âme qui s’élève quand on lâche les inutiles poids qu’on se trimballe sur la conscience.
Alors, mais alors seulement, dans cette ouverture à la détente du corps, du cœur et de l’esprit, exprimez au fond de vous-même votre vœu créateur.
Puis laissez rayonner dans toutes les directions. Ensuite, reprenez votre brouette.
Ce n’est plus la même.
Vérifiez.
Elle est beaucoup plus légère.
Tellement plus légère !
Votre vœu est à l’œuvre.
(Bernard Leblanc-Halmos)
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