Rameau, Les Indes galantes, Les Sauvages
Les Indes galantes est le premier des six opéra-ballets de Jean-Philippe Rameau.
L’œuvre, créée le 28 août 1735, est généralement considérée comme la plus représentative du genre de l'opéra-ballet.
Alors qu'André Campra (compositeur lui aussi) racontait des histoires galantes dans différents pays européens, Rameau exploite la même veine à succès mais recherche un peu plus d’exotisme dans des Indes très approximatives qui se trouvent en fait en Turquie, en Perse, au Pérou ou chez les Indiens d’Amérique du Nord !
L’intrigue ténue de ces petits drames sert surtout à introduire un « grand spectacle » où les costumes somptueux, les décors, les machineries, et surtout la danse tiennent un rôle essentiel.
Les Indes Galantes symbolisent l’époque insouciante, raffinée, vouée aux plaisirs et à la galanterie de Louis XV et de sa cour.
Jean-Philippe Rameau :
« De jour en jour j'acquiers du goût, mais je n'ai plus de génie. »
Fils d'un organiste de Notre-Dame de Dijon, Jean-Philippe Rameau fait son éducation au collège des jésuites. Loin d'être brillant, il est abandonné à une formation musicale, qu'il poursuit en Italie avant de revenir en France en tant que violoniste.
Il s'établit en 1705 à Paris et publie 'Premier livre de pièces de clavecin' l'année suivante. Le succès n'est pas au rendez-vous, aussi retourne-t-il à Dijon, où il remplace son père jusqu'en 1714.
De retour à Paris, ce n'est qu'en 1722 qu'il se fait connaître grâce à son 'Traité de l'harmonie', suivi de 'Deuxième livre du clavecin'. Il est alors considéré comme un maître au niveau théorique.
Le fermier général de La Pouplinière le nomme en 1730 directeur de sa musique privée, lui présente Voltaire, et lui permet de faire jouer 'Hippolyte et Aricire' en 1733 à l'Opéra.
Les adeptes de Lully désapprouvent son style trop audacieux, bien que le public apprécie.
Il poursuit avec 'Les Indes galantes', 'Castor et Pollux' et 'Dardanus' avant d'être nommé compositeur de la chambre du roi.
Ses 'Nouvelles Réflexions' en font la cible des Encyclopédistes, qu'il contredit.
Son génie mélodique et harmonique n'empêche pas Jean-Philippe Rameau d'être boycotté jusqu'à 15 ans après sa mort …

Super ! Merci James, je vais l'ajouter ...
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