Construire un être humain, un 'nous', est un travail qui n'admet ni vacances, ni repos : il y aura des murs fragiles, des calculs mal faits, des fissures. Il y aura peut-être même un pan de l'édifice qui s'écroulera. Mais il y aura aussi des fenêtres qui s'ouvriront sur le paysage et des balcons sur le soleil. Ce qui adviendra, maison habitable ou ruine stérile, sera la somme de ce qu'autrui a pensé et de ce que nous pensons de nous-même, de l'intensité de l'amour des autres pour nous et de celui que nous éprouvons pour nous-mêmes, de ce qu'ils nous ont fait penser que nous valons et de ce que nous avons fait pour confirmer ou modifier ce jugement, ce sceau, ce cachet, cette marque. Toutefois, cela serait encore trop simple : ce mortier est un mélange de bonne volonté et d'ambiguïté, de séduction et de célébration, de mots d'amour et d'invitations refusées. Nous participons à une danse singulière de masques superposés derrière lesquels se dissimulent nos inquiétudes.
(Lya Luft, Pertes & profits, La maturité)

Est-ce enfin la maturité de ne plus rien "sentir" pour soi que de l'espérance d'un meilleure lendemain compte tenu de l'acceptation de ses erreurs (et péchés oserais-je dire) passées ???
RépondreSupprimerJe ne sais, mais je l'espère de tout coeur !!!
Ma valeur je ne la vois pas en moi mais en ce que certaines personnes me disent de moi-même avec bon sens et gentillesse (^_^)
Des personnes qui ont dépassé leurs blessures et qui ont pris leur revanche sur la vie !!!
A quand mon tour ???
Yasmine.
Je vous prends au mot chère Alice ... compréhensive et délicate :o)
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